Votre bâtiment est-il en règle ?
Si votre bâtiment tertiaire dépasse certains seuils de puissance ou de surface, la loi vous impose désormais de piloter et de suivre vos consommations d’énergie. Eilan conçoit et installe des solutions de GTB et de mesure LoRaWAN à Vannes, Auray et dans tout le Morbihan — sans travaux lourds, et sur des bâtiments déjà en exploitation.
Ce que le décret BACS impose réellement
Le décret BACS impose l’installation d’un système d’automatisation et de contrôle (GTB de classe A ou B) dans les bâtiments tertiaires équipés de systèmes de chauffage, ventilation ou climatisation dépassant certains seuils de puissance.
Quels bâtiments sont concernés
Le critère n’est pas la surface mais la puissance nominale des équipements CVC : chauffage, climatisation, ventilation, éventuellement combinés. Bureaux, commerces, hôtels, cliniques, établissements scolaires, bâtiments communaux : tous les usages tertiaires sont visés.
Les échéances, mises à jour fin 2025
- Plus de 290 kW : l’échéance était fixée au 1er janvier 2025. Ces bâtiments sont donc déjà censés être conformes.
- Entre 70 et 290 kW : l’échéance, initialement prévue au 1er janvier 2027, a été reportée au 1er janvier 2030 par le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025.
- Bâtiments neufs dont le permis a été déposé après le 21 juillet 2021 et dépassant 70 kW : obligation applicable depuis avril 2024.
Le décret prévoit également une inspection périodique tous les 5 ans, ainsi qu’un contrôle dans les deux ans suivant l’installation ou le remplacement d’un système raccordé à la GTB.
Le décret tertiaire : -40 % d’ici 2030
À ne pas confondre avec le décret BACS : le décret tertiaire (dispositif Éco Énergie Tertiaire) concerne les bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m², quelle que soit la puissance de leurs équipements.
Il impose une réduction des consommations d’énergie finale de -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050 par rapport à une année de référence, ainsi qu’une déclaration annuelle des consommations sur la plateforme OPERAT, à transmettre chaque année avant le 30 septembre.
Les deux textes se rejoignent sur un point : sans instrumentation, vous ne pouvez ni piloter, ni déclarer, ni prouver quoi que ce soit. C’est précisément ce que nous mettons en place.
Pourquoi LoRaWAN sur un bâtiment existant
Sur un bâtiment neuf, tout se câble. Sur un bâtiment existant et occupé, c’est une autre histoire : tirer des câbles jusqu’à chaque point de mesure coûte cher, dérange les occupants et n’est parfois pas réalisable.
Le LoRaWAN résout ce problème. C’est une technologie radio à très longue portée et très basse consommation : un seul concentrateur couvre l’ensemble d’un bâtiment, voire plusieurs bâtiments d’un même site. Les capteurs fonctionnent sur pile pendant des années, s’installent en quelques minutes et ne nécessitent ni câblage ni raccordement électrique.
Concrètement : vous instrumentez un bâtiment occupé sans fermer un étage, et vous pouvez commencer petit puis étendre progressivement.
Ce que nous mesurons et pilotons
Nous définissons avec vous les points de mesure réellement utiles, puis nous les remontons vers une supervision unique :
- Énergie : électricité par usage ou par zone, gaz, chauffage urbain, eau
- Confort : température, humidité, qualité d’air (CO₂) pièce par pièce
- Occupation : présence et taux d’usage réel des locaux
- Équipements : états de fonctionnement, températures de départ, alarmes techniques
- Anomalies : fuites d’eau, ouvertures prolongées, dérives de consommation
Le pilotage suit : programmation horaire par zone, consignes différenciées, arrêt automatique hors occupation, régulation en fonction de la présence réelle.
De la donnée à l’économie réelle
Installer des capteurs ne fait économiser rien du tout. Ce qui fait économiser, c’est ce qu’on en fait.
La mesure révèle presque toujours les mêmes gisements : des équipements qui tournent la nuit et le week-end, des consignes de chauffage trop élevées, des zones chauffées et climatisées en même temps, des locaux inoccupés traités comme s’ils étaient pleins. Ce sont des corrections de réglage, pas des travaux.
C’est aussi la seule façon de documenter votre trajectoire OPERAT avec des données fiables plutôt qu’avec des factures reconstituées.
Notre méthode, étape par étape
- Le diagnostic. Nous déterminons si votre bâtiment est concerné par le décret BACS, par le décret tertiaire, ou par les deux — et à quelle échéance.
- L’étude. Choix des points de mesure, architecture radio, dimensionnement, chiffrage détaillé.
- L’installation. Pose du concentrateur et des capteurs, en site occupé, sans interruption d’activité.
- La mise en service. Paramétrage de la supervision, des seuils d’alerte et des scénarios de pilotage.
- L’exploitation. Nous vous formons à la lecture des données et restons disponibles pour les ajustements et les inspections réglementaires.
Financer votre GTB avec les CEE
Les travaux de mise en place d’une GTB sont éligibles aux Certificats d’Économies d’Énergie via la fiche standardisée BAT-TH-116. Cette aide peut couvrir une part significative du projet, à condition d’être montée avant l’engagement des travaux.
Nous vous indiquons les démarches applicables à votre situation et travaillons avec vos interlocuteurs habituels sur le montage du dossier.
Notre zone d’intervention
Nous intervenons sur Vannes, Auray, Saint-Avé, Pluneret, Carnac, Sarzeau, Quiberon et l’ensemble du Morbihan, ainsi qu’en Bretagne sud pour les projets multi-sites.
Questions fréquentes
Mon bâtiment est-il concerné par le décret BACS ?
Cela dépend de la puissance cumulée de vos équipements de chauffage, ventilation et climatisation. Au-delà de 70 kW, vous entrez dans le champ du décret. Nous faisons ce point avec vous gratuitement.
L’échéance a-t-elle vraiment été repoussée ?
Oui, pour la tranche 70–290 kW : le décret du 26 décembre 2025 a décalé l’obligation de 2027 à 2030. En revanche, les bâtiments de plus de 290 kW étaient attendus dès le 1er janvier 2025 : pour eux, le délai est déjà dépassé.
Faut-il faire des travaux lourds ?
Rarement. Sur un bâtiment existant, une architecture LoRaWAN permet d’instrumenter sans câblage et sans fermer les locaux. Les travaux se limitent généralement à l’armoire technique.
Décret BACS et décret tertiaire, c’est la même chose ?
Non. Le décret BACS impose un moyen (une GTB), selon la puissance des équipements. Le décret tertiaire impose un résultat (réduire les consommations) et une déclaration annuelle, selon la surface. Un bâtiment peut être soumis aux deux.
Peut-on commencer petit ?
Oui, et c’est souvent la bonne approche : on instrumente d’abord les postes les plus consommateurs, on mesure, puis on étend. L’infrastructure radio est dimensionnée dès le départ pour accueillir de nouveaux capteurs.
Faisons le point sur votre bâtiment
Vous ne savez pas si votre bâtiment est concerné, ni par quel texte ? C’est le point de départ le plus fréquent. Nous vous proposons un premier échange sans engagement pour qualifier votre situation, identifier votre échéance réelle et vous donner un ordre de grandeur budgétaire.
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